Audit énergétique de votre habitation

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Audit énergétique de votre habitation
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analyse-energie-batimentUne vérification énergétique de la maison peut sembler un coût inutile, mais elle peut vraiment vous faire économiser de l’argent sur vos factures d’énergie, et même vous signaler tout danger comme de petites fuites de gaz.

Faire vérifier votre maison pourrait être une bonne idée si vous avez déjà eu de telles pensées :

– Pourquoi une chambre en particulier est-elle toujours trop chaude ou trop froide par rapport aux autres pièces de ma maison ?
– Les nouvelles fenêtres en valent-elles la peine ou non ?
– Comment puis-je trouver d’autres façons de rendre ma maison « verte » et plus éconergétique ?

Si vous n’avez jamais envisagé une vérification énergétique auparavant, nous vous montrerons pourquoi c’est une bonne façon de résoudre de tels problèmes énergétiques dans votre maison.

Qu’est-ce qu’un audit énergétique ?

Un audit énergétique est une vérification ou une évaluation énergétique de votre maison pour voir ce qui se passe réellement dans votre maison lorsqu’il s’agit de consommation d’énergie (ou de mauvaise utilisation). Il identifie les parties de votre maison qui consomment le plus d’énergie.

Une fois l’évaluation terminée, vous pouvez décider quelle sera votre prochaine étape pour améliorer ou régler les problèmes dans votre maison. Vous obtiendrez maintenant des renseignements plus complets pour apporter les améliorations qui s’imposent à votre maison sur le plan énergétique, et ce, de façon rentable.

Les étapes d’un audit énergétique

Étape 1 : Un diagnostic avant tout

Faites appel à un professionnel reconnu qui  va venir visiter votre habitation. Il va l’analyser étudier la composition et le comportement de votre famille. Sur base des informations que vous lui aurez fournies, il rédigera une recommandation et vous remettra un devis complet « énergie » personnalisé.

Ce diagnostic et ce devis préliminaires sont gratuits, car ce professionnel (un entrepreneur) gagne sa vie sur le devis qu’il rédigera et les travaux à entreprendre par la suite.

Des professionnels sont spécialisés pour étudier les solutions  énergétiques les plus cohérentes et rentables.

Trois niveaux d’audit certifié sont possibles :

Vous pouvez aussi faire appel à des « Auditeurs indépendants » agréés (par les Régions).

Ce n’est plus gratuit, mais il s’agit là de véritables audits certifiés. Il existe trois niveaux d’audit certifié.

Une maison existante qui atteint un niveau « G » est une véritable passoire énergétique. Celle qui atteint un niveau « A » (nouvelle construction) a la meilleure performance énergétique. Données selon la directive européenne sur la Performance Énergétique des Bâtiments (2002/91/CE).

Procédure d’Avis Énergétique (« PAE »)

Il s’agit d’un avis énergétique présenté sous formel de label (lettre E à A) pour l’isolation, le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Complémentairement, sont fournis par l’auditeur agréé une recommandation des économies d’énergie à entreprendre et un budget des investissements prioritaires à réaliser.

Certificat de Performance Énergétique du Bâtiment (certificat « PEB »)

audit-energetiqueCe certificat est obligatoire pour toute demande de permis d’urbanisme (construction ou rénovation).

À partir de 150 jusqu’à 600€ (selon un appartement ou une villa).

Le certificat PEB est aussi obligatoire en cas de vente ou de location d’un bien immobilier : Il doit être fourni par le propriétaire au futur occupant afin que ce dernier dispose d’une carte d’identité énergétique du bien immobilier qu’il va occuper : La classification se fait en fonction de l’indice :

  • De dépense d’énergie primaire (gaz, mazout, électricité) ;
  • De dépense d’énergie chauffage ;
  • D’émissions de CO2.

Le certificat PEB classe le bien selon une échelle de performance énergétique de A (très économe en énergie) à G (très énergivore).

Expertise thermographique Il s’agit de détecter : d’analyser les ponts thermiques par caméra infrarouge. Des solutions sont ensuite proposées.

Ce qui est en rouge indique d’importantes pertes d’énergie.

Étape 2 : L’étude de l’isolation et de la ventilation

Une fois le diagnostic posé sur le niveau de performance du logement, il s’agit d’étudier l’isolation de la toiture, du sol et des murs à placer : Quel type de châssis et vitrage allez-vous aussi installer ? La ventilation doit obligatoirement être associée à l’isolation et donc faire partie de cette phase.

Choisir les isolants de votre habitation doit se faire selon deux grands critères : le confort et la santé.

Nous vous en parlons, plus loin en détail, dans le chapitre « Isolation ».

Étape 3 : Chauffer

Une fois l’isolation et la ventilation déterminées, il convient d’étudier votre système de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Et pas avant, ne mettez pas la charrue avant les bœufs. Ce n’est qu’une fois que l’isolation et la ventilation ont été fixées, que vous pourrez choisir votre système de chauffage : chaudières à condensation, biomasse/bois, pompes à chaleur : chauffage par le sol.

Bien entendu, le chauffage doit être étudié avec la production d’eau chaude sanitaire, laquelle peut être assurée par un chauffe-eau solaire, des panneaux photovoltaïques ou une pompe à chaleur.

L’apport du soleil n’est pas à négliger : on bénéficierait en Belgique de quelque 1.500 heures d`ensoleillement par an. (Données IRM.)

Voyez tous les détails dans notre chapitre « Chauffage ».

C’est aussi pendant cette étape 3 que vous allez étudier l’énergie que vous allez utiliser (fossiles : gaz naturel, mazout, charbon) ou énergies renouvelables (solaire, éolienne, etc.)

Étape 4 : Maximiser vos économies

Comment maximiser vos économies :

1. Votre comportement

Vos nombreuses activités quotidiennes polluent l’air de votre logement :

  • dormir,
  • prendre une douche ou un bain,
  • cuisiner,
  • nettoyer les sols,
  • faire sécher le linge,
  • fumer,
  • etc.

Cet air chaud, chargé d’humidité, risque de se condenser sur les murs et de provoquer l’apparition de « taches » de moisissure. Solution : ventilez.

Essayez de créer des courants d’air dans votre logement en ouvrant les fenêtres en façade avant et arrière, ou sur deux étages différents… et en ouvrant les portes intérieures ! Avouons-le, ce type de ventilation exige une certaine discipline et n’est pas facile à contrôler : Voilà pourquoi il est préférable d’opter pour une « Ventilation Mécanique Contrôlée » (VMC).

En hiver, lorsque vous chauffez, il suffit de couper le chauffage (ou les vannes thermostatiques) pendant que vous aérez. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, en aérant 15 minutes, on se contente de renouveler l’air sans refroidir les murs ni évacuer toute la chaleur qu’ils ont accumulée. Une fois les fenêtres refermées, l’air froid sera très vite réchauffé au contact des murs et des radiateurs.

Toujours en hiver : fermez rideaux, stores et volets dès qu’il fait noir Si vous ne disposez que de simples vitrages, vous pouvez ainsi réduire les pertes de chaleur par les fenêtres jusqu’à 50%. Si vous disposez déjà de doubles vitrages, la perte d’énergie sont encore maximisées par les rideaux, stores et volets.

Ne placez pas les rideaux et tentures devant les radiateurs (ils doivent être ENTRE le radiateur et la fenêtre) ou ne les laissez pas pendre juste au-dessus des radiateurs. Dans le cas contraire, vous chaufferez la fenêtre au lieu de chauffer l’intérieur de la pièce.

Chauffer est une chose, garder la chaleur en est une autre : fermez les locaux non chauffés et les portes entre les lieux de vie et les couloirs afin de ne pas diffuser le froid dans le reste de l’habitation.

2. Isolation de la toiture

L’isolation de votre toiture est un investissement prioritaire, car l’air chaud monte et s’échappe en grande partie par la toiture.

3. L’isolation des murs

Une isolation de 8 cm d`épaisseur permettrait de réaliser une économie de chauffage allant jusqu’à l2€/m2/an.

4. chaudière à condensation

Une chaudière à condensation permettrait ainsi de réaliser une économie de chauffage allant jusqu’à 450€/an.

5. Régulation thermique

Comment maintenir une température de confort dans votre maison (+/- I9 °C)

sans pour autant gaspiller de l’énergie ? Grâce à un système de régulation thermique performant : un thermostat d’ambiance, des vannes thermostatiques et/ou une sonde extérieure.

N’hésitez pas à diminuer la température des pièces : l °C en moins équivaudrait à une économie d’environ 65€/an. Baisser la température de 22 °C à I9 “C équivaudrait à une économie de 20%.

En cas d’absence prolongée (travail, week-end, vacances), baissez la température à l2 “C.  MAP

Toujours côté régulation, réglez la température du chauffe- eau instantané à 50° et celle du “ballon d’eau chaude » à 60°.

6. Pose de double vitrage

Le placement de double vitrage permet d’améliorer considérablement la sensation de confort dans votre habitation et de réaliser une économie de chauffage qui irait jusqu’à 22€/milan.

7. Isolation des tuyaux

Les tuyaux d’eau chaude non isolés (eau chaude sanitaire et chauffage) perdent beaucoup de chaleur dans les pièces non chauffées : cela représente l’équivalent d’une lampe de 60W allumée 24hl24 par mètre de tuyau. Autre chiffre: 8€ d’économie par an et par mètre de tuyau isolé.

8. Réflecteurs derrière les radiateurs

Entre vos murs et vos radiateurs, fixez des panneaux composés de frigolite (isolant) et d’aluminium (réflecteur). La chaleur du radiateur sera mieux utilisée pour chauffer la pièce et vous limiterez à 70% les pertes à travers le mur, surtout si celui-ci n’est pas isolé et donne sur l’extérieur.

Électricité

9. Ampoules économiques

10. Électroménagers économiques

Lors de vos prochains achats, que ce soit un lave-vaisselle, un four, un réfrigérateur un congélateur… préférez les appareils économes en énergie, reconnaissables au label énergétique de classe A, A+, A++.

11. Appareils électriques en mode veille

L’utilisation de bios multiprises avec interrupteur permettrait de réaliser une économie d’électricité allant jusqu’à 250€/an.

Eau

12. Citerne d’eau de pluie

Alors que chacun d’entre nous utilise I20 litres d’eau par jour pour sa consommation domestique, seuls 3 litres d’eau potable sont destinés à la boisson et à la préparation des aliments. Utiliser une citerne d’eau de pluie permettrait de réaliser une économie d’eau allant jusqu’à 150€/ an.

13. Chasse d’eau

L’eau des WC représente 35% de la consommation d’eau dans une habitation, et c’est de l’eau potable. Une chasse à double-commande « 3 à 6 litres » permettrait de réaliser une économie d’eau allant jusqu’à 100€/an.

14. Pommeau de douche

D’une façon générale, préférez une douche à un bain. Placez des pommeaux de douche à faible débit pour réduire de plus d’un tiers la consommation d’eau. La consommation mesurée passe de 20 1/minute pour une douchette ordinaire à moins de 9 1/minute et permettrait de réaliser une économie d’eau de 70€/an/personne.

15. Réducteur de pression

C’est une pièce de plomberie qui se place juste après le compteur d’eau, diminue les consommations d’eau de 30% et permettrait une économie d’eau de 60 €/ an/ 4 personnes.

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