Matériaux de couverture pour le toit de nos régions 

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Matériaux de couverture pour le toit de nos régions 
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Vous devez prévoir le toit de votre nouvelle maison et disposez d’une certaine liberté de choix ou vous voulez remplacer votre toiture actuelle et avez des contraintes dues à la charpente ou à d’autres éléments de votre maison ? Voilà une liste de matériaux et leurs caractéristiques qui vont vous permettre de vous y retrouver.

Matériaux de couverture pour le toit

Les ardoises

Les ardoises artificielles sont composées de ciment et de fibres.

Les ardoises naturelles

pose-ardoises-naturellesLes ardoises naturelles sont extraites de gisements de schistes ardoisiers. Il s’agit d’un matériau naturel qui a la propriété d’être fendu en feuillets, d`être parfaitement imperméable et donc insensible au gel. Elles ont une durée de vie quasiment illimitée et leur teinte est stable dans le temps. Elles sont naturellement protégées contre la mousse.

Ces ardoises proviennent soit de France (Anger), d’Espagne (région de la Galice dans le nord-ouest qui fournit à ce jour l’essentiel du marché européen) ou d’Asie. Ces ardoises n’ont toutefois pas toutes les mêmes qualités. Un coup d’œil à la norme STS 34/ I 98l et vous saurez si elles sont homologuées et conformes.

La pose

Les ardoises sont posées par rangées parallèles, à joints alternés et biseau au-dessus. Le joint entre deux ardoises se trouve dans l’axe de l’ardoise du rang supérieur.

Les ardoises clouées sont posées jointives et fixées chacune par deux clous. Chaque ardoise ne peut être clouée que sur une seule volige.

Les ardoises posées au crochet sont fixées chacune au moyen d’un crochet à piquer ou d’un crochet à pincer Un espace d’environ 3 mm est laissé entre deux ardoises consécutives pour le placement du crochet. Les ardoises de rives latérales sont clouées.

Les ardoises artificielles

Les ardoises artificielles possèdent les qualités de résistance, de dureté et d’inaltérabilité du ciment et des fibres minérales qui les constituent. Les fibres-ciment se caractérisent aussi par leur résistance à la chaleur et au froid. Leur longévité permet aux fabricants d’offrir une garantie de 30 ans. Dans certains cas, celle-ci est même accompagnée d’une garantie de 15 ans sur la coloration.

Les ardoises artificielles sont faciles à poser, possèdent une bonne rigidité et une bonne solidité. Leur résistance à la pourriture, aux attaques des insectes, des champignons et des bactéries est également très bonne. Leurs autres caractéristiques essentielles sont:

  • légèreté,
  • ininflammabilité,
  • retrait quasi nul.

Les ardoises en fibres-ciment sont disponibles en plusieurs dimensions, plusieurs formes et différents coloris : brun marbré, noir, bleu-noir et gris-ardoise. Signalons également qu’en dehors des ardoises lisses, il existe des ardoises structurées qui imitent l’aspect des ardoises naturelles.

Les ardoises artificielles sont aujourd’hui pourvues d’une couche de protection anti-mousse.

Les tuiles

Elles peuvent être en béton, en métal, en bitume ou en céramique (terre cuite).

Les tuiles en céramique

tuiles-ceramique-toitLes matériaux de construction céramiques sont des produits entièrement naturels et durables fabriqués à base d’argile et de sable. La céramique est utilisée depuis très longtemps comme matériau de construction.

Cinq Belges sur dix choisissent la tuile en céramique comme matériau de couverture.

Les tuiles en terre cuite peuvent présenter un aspect naturel ou vernis qui les rend capables de s’adapter sans problème aux exigences et aux tendances de l’architecture contemporaine.

Néanmoins, la demande de tuiles en terre cuite émaillée a considérablement augmenté ces dernières années. Mais une grande partie du public marque sa préférence pour la finition mate. C’est pourquoi certains fabricants ont mis au point une série d’émaux mats.

L’émail se présente sous la forme d’une couche de recouvrement vitrifié appliqué sur une surface céramique, par exemple une tuile en terre cuite. L’adhérence durable entre l’émail et la surface est obtenue par cuisson à une température de minimum 980 °C. Cette finition, très lisse, présente également l’avantage d’éviter la formation d’algues, de mousses et de moisissures.

Les coloris vont du noir au brun en passant par le vert mousse (I) et lei lilas. La tuile céramique est disponible en différents modèles : tuile tempête, plate, vieille pane, demi-ronde et en différentes teintes : rouge naturel, anthracite, noir, brun émaillé, rustique amarante. etc. La structure des   et la résistance au gel de la tuile lui confèrent d’excellentes propriétés, structure des pores permet en effet de supporter la pression de la glace   exclut toute dégradation de la tuile parle gel. Une garantie de résistance au gel de 30 ans est offerte par certains fabricants. Les tuiles doivent répondre aux spécifications de la norme STS 34 et NBN B27-601.

La ventilation des toitures en tuiles céramiques

Le « sur-refroidissement » qui se produit lors de conditions météo froides, est un phénomène inévitable. La conséquence ? L’humidité de l’air il situé entre la couverture et la toiture risque de se condenser sur la surface froide de la couverture du toit.

Les tuiles en terne cuite absorbent cette condensation et sèchent par la suite. S’il s’agit de tuiles émaillées, le séchage est limité. Ce type de tuile doit dès lors être très résistant au gel. La condensation peut éventuellement former des gouttes d’eau, qui ruisselleront sur la toiture jusque dans la gouttière. L’emploi de sous- faitières ventilées est une solution qui permet d’éviter ce phénomène de condensation.

Les tuiles métalliques

Il s’agit de tuiles en acier galvanisé recouvert d’une peinture de protection en polyester de haute qua- lité. Ces tuiles industrialisées ont le grand avantage de se poser très rapidement. Elles se présentent, en effet, sous la forme de longues bandes de plusieurs mètres de long (jusqu’à plus de 5 m), regroupant une trentaine de tuiles. Une telle toiture offre l’avantage de la légèreté : 6,7 kg/m2. Un panneau de 5.4 m ne pèse en effet que 15 kg. Notons que l’acier ne rouille évidemment pas car il est galvanisé à chaud.

Ce type de toiture s’accommode de toutes les pentes de toiture comprises entre l4° et 90°. Elle est autonettoyante et étanche grâce à la jointure des rangées de panneaux. Elle est également ininflammable. Pour les travaux de rénovation, il n’est pas nécessaire d’enlever le revêtement existant.

Les tuiles en béton

Elles sont produites par moulage. Elles présentent une surface lisse ou revêtue d’une couche de granulats. Ni clivage, ni crevasse, ni feuilletage, ni fissure ne doivent apparaitre sur leur surface. Ces tuiles sont pourvues, latéralement, d’un dispositif d’emboîtement et, au pied, d’une chambre de décompression. Elles sont fournies en plusieurs modèles et couleurs.

Leurs propriétés techniques (porosité, résistance à la flexion) sont comparables à celles des tuiles en céramique.

Notez qu’elles sont assez lourdes et que la mousse a tendance à s’y accrocher plus facilement.

Les tuiles en bitume

Les bardeaux bitumés, appelés aussi « shingles » sont constitués d’une ossature en voile de verre très solide et imputrescible, imprégnée de bitume. Leur finition en granules céramiques offre une grande gamme de coloris. Ces tuiles sont en réalité très peu utilisées sur les toitures des maisons privées. On les trouve plutôt sur les abris, les dépendances, les hangars, etc.

Les tuiles en inox

La pollution et les pluies acides provoquent le remplacement de plus en plus rapide des matériaux de couverture traditionnels tels que le roofing et le zinc. La recherche d’un nouveau produit a abouti à l’acier inoxydable. Les pays où ce revêtement a remporté un franc succès scandinaves.

Grâce à l’inox, les fuites dans les gouttières, les roofings bricolés et le zinc rongé appartiennent définitivement au passé. L’inox est disponible en longueur jusqu’à 25 m (les gouttières jusqu’à 40 m), ce qui permet une appli- cation en une seule pièce et évite de multiplier les soudures.

Sa mise en œuvre convient pour des versants de 3° à 90°. L’inox est également autonettoyant, ce qui évite la formation de mousses.

Nous attirons votre attention sur le fait que chaque fabricant de tuiles possède ses propres spécifications de pose. Si celles-ci ne sont pas respectées. la garantie n’intervient pas. Prudence donc !

Le zinc : un matériau d’actualité

Utilisé depuis plus de l50 ans, le zinc est un matériau qui offre de nombreuses possibilités d’applications liées tant à l’exécution et à la finition de la toiture et du bardage qu’à l’évacuation des eaux pluviales.

Le zinc est largement utilisé dans l’architecture contemporaine au sein de laquelle il est apprécié pour différentes raisons :

  • Il présente une nervuration, plus ou moins marquée, selon la technique utilisée, qui structure et rythme la toiture.
  • Grâce aux différentes techniques de pose, le zinc s’adapte à tous les volumes, que les pentes soient faibles ou fortes, que les formes soient planes ou cintrées.
  • Il s’intègre à tous les styles.
  • Le zinc s’harmonise avec les nombreux matériaux mis en œuvre dans l’art de bâtir, que ce soit la pierre, le bois, la brique, le béton ou le verre.
Le zinc : carte de visite

Le zinc est un métal blanc, bleuté, ductile et malléable entre l00   et l50 °C. Le zinc est extrait du minerai de blende. Au terme d’un   processus métallurgique comprenant le grillage de la blende, la réduction de l’oxyde de zinc obtenu et le raffinage par électrolyse, on obtient le zinc tel qu’il est utilisé dans le bâtiment. Pour accroître   ses qualités mécaniques, on lui ajoute ensuite de faibles quantités   de cuivre et de titane. Du laminage à chaud naissent les feuilles, bobines et bobineaux destinés à la fabrication des produits courants   de qualité.

Le zinc présente, à l’état neuf un aspect métallique brillant. Il se   recouvre au fil des mois d’une couche autoprotectrice d’hydrocarbonate basique de ton gris bleuté. Cette patine contribue à sa longévité, quel que soit le milieu ambiant   Les éléments en zinc sont disponibles en exécution naturelle ou prépatinée. Le zinc garantit une étanchéité maximale. Les principales techniques d’assemblage sont : l’agrafure circulaire, la simple agrafure, la double agrafure et le soudo-brasage. Les principales pièces de fixation permettant la dilatation sont : les pattes fixes ou coulissantes, les agrafures, les crochets pour les gouttières et les colliers pour les tuyaux de descente.

Lors du placement, il est indispensable de permettre au zinc de se dilater et de se rétracter librement. Il convient de créer un support continu et d’assurer l’aération de la face intérieure du zinc.

Le chaume

toit-chaumeVous verrez peut-être encore ci ou là, un toit de chaume. Cela a beaucoup de charme mais ils ont été délaissé autant pour le coût que pour les risques d’incendie.

Conseil de rénovation

Dans les maisons anciennes, les greniers sont des réserves providentielles d’espaces à aménager. Attention : pris entre une charpente souvent sous-dimensionnée et un plancher en bois, l’inertie thermique y est inexistante. Conséquence : surchauffe en été et coup de froid en hiver.

Pour éviter ces désagrément, une solution : doubler l’épaisseur de la charpente de façon à pourvoir y placer un matelas isolant d’au moins 12cm.

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